• IL CONTRIBUTO DEGLI PSICOANALISTI AL LORO STESSO DECLINO. Di Elisabeth Roudinesco

    Presentiamo l’intervento della storica della psicoanalisi
    ELISABETH ROUDINESCO
    presso il numero di LE MONDE (che ringraziamo) del 9.2.2019
    in merito alla situazione della psicoanalisi in Francia.

     

    Depuis la mort de Jacques Lacan, en 1981, dernier grand penseur du freudisme, la situation de la psychanalyse s’est modifiée en France. Dans l’opinion publique, on ne parle plus que des psys. Autrement dit, le terme de psychanalyse employé par Sigmund Freud en 1896 pour désigner une méthode de cure par la parole centrée sur l’exploration de l’inconscient, et qui, par ex­ tension, a donné naissance à une discipline, n’est plus guère différencié d’un ensemble constitué, d’une part, par la psychiatrie (branche de la médecine spécialisée dans l’approche des maladies de l’âme) et, de l’autre, par la psychologie enseignée à l’uni­versité (clinique, expérimentale, cognitive, comportementale, sociale, etc.).
    Quant au terme de psychothérapie – traite­ ment fondé sur la puissance du transfert – il est commun à la psychiatrie, à la psychologie clinique et à la psychanalyse. Les écoles de psychothérapie, qui s’en réclament, se sont développées, tout au long du XXe siècle, en de multiples appellations : de 400 à 700 dans le monde. Parmi celles-­ci: hypnothérapie, Gestalt-­thérapie, analyse relationnelle, théra­pies comportementales et cognitives (TCC), développement personnel, méditation, etc. On en trouve périodiquement la liste dans les revues de psychologie. Leur caractéristique est de prétendre apporter le bonheur aux personnes en souffrance.

    SOUFFRANCES
    Soumis à une réglementation depuis mai 2010, les praticiens de ces écoles sont aujourd’hui contraints d’obtenir un diplôme universitaire (master de psychologie clinique) pour utiliser le titre de psychothérapeute. Si ce n’est pas le cas, ils se désignent comme « psy­cho-­praticiens hors cadre ».
    Il y a aujourd’hui en France 13500 psychia­tres, 27 000 psychologues cliniciens et envi­ron 5 500 psychanalystes, presque tous titulai­res d’un diplôme de psychologue clinicien. Le titre de psychanalyste n’étant pas réglementé, seules les écoles psychanalytiques (régies par la loi de 1901) peuvent se prévaloir d’une for­mation qui repose sur deux critères : avoir été soi-­même analysé puis supervisé par un pair pour mener des cures. 
    D’après plusieurs statistiques, 4 millions de Français sont en état de souffrance psychique mais seulement un tiers d’entre eux – dont 70 % de femmes – viennent consulter un psy. De nouvelles définitions ont surgi pour quali­ fier le malaise qui accompagne la crise des sociétés démocratiques, minées par la préca­rité, l’inégalité sociale ou la désillusion : dépression, anxiété, stress, burn­out, troubles du déficit de l’attention, TOC, désordres bipo­laires ou borderline, dysphories, addictions, etc. Ces termes englobent ce qu’on appelait autrefois les psychoses (folie), les névroses (hystérie et autres variantes), les variations de l’humeur (mélancolie), les perversions. Aussi bien ces souffrances sont ­elles désormais trai­tées par des psychotropes prescrits autant par des psychiatres que par des généralistes: an­xiolytiques, antidépresseurs, neuroleptiques, consommés de façon extravagante.
    Dominée par la psychopharmacologie, la psychiatrie – puissante dans tous les Centres hospitalo­universitaires (CHU) – n’a plus l’aura qu’elle avait par le passé puisqu’elle a abandonné l’approche plurielle et dynamique de la subjectivité – psychique, sociale, biologi­que – au profit d’une pratique reposant sur une description des symptômes : réduction de la pensée à une activité neuronale, du sujet à un comportement et du désir à un taux de sérotonine. En témoignent les différentes versions du Manuel statistique et diagnosti­que des troubles mentaux (DSM) qui annexe comme pathologie la condition humaine elle­ même: timidité, peur de mourir, crainte de perdre un travail ou un proche, etc. On ne compte plus le nombre de collectifs qui, à coups de pétitions, contestent ce Manuel et réclament, comme dans le Manifeste pour un printemps de la psychiatrie, publié dans L’Hu­manité le 22 janvier, un retour à une psychia­trie dite « humaniste ».
    Au cœur de ce dispositif, la psychanalyse est entrée dans une interminable phase de déclin. Elle n’est plus portée par le savoir psychiatri­que et n’occupe plus la place qui avait été la sienne en France dans la culture littéraire et philosophique depuis les surréalistes jus­ qu’aux structuralistes en passant par les marxistes et les phénoménologues. Les ouvrages des praticiens sont rédigés dans un idiome peu compréhensible. Destinés à l’entre ­soi, ils ne dépassent pas un tirage de 700 exemplaires. En conséquence, les édi­teurs de littérature générale ont fermé ou réduit à la portion congrue les collections de psychanalyse qui avaient fleuri pendant trente ans : Seuil, Gallimard, Aubier, Presses universitaires de France, Payot. Les classiques – Freud, Melanie Klein, Sandor Ferenczi, Win­nicott, Lacan, Dolto, etc. –, diffusés en poche, continuent à se vendre de façon régulière. Du coup – et à quelques exceptions près – la pro­duction contemporaine s’est réfugiée chez Erès, maison d’édition toulousaine, fondée en 1980 et dont les ouvrages et les revues – dif­ fusés à moins de 500 exemplaires – s’adres­sent à un public de professionnels de la santé mentale, de la pédagogie, de la petite enfance. Aussi bien les psychanalystes sont ­ils regar­dés, désormais, non pas comme des auteurs ou des intellectuels, mais comme des tra­vailleurs de la santé mentale.
    Répartis en 19 associations où les femmes sont majoritaires, les psychanalystes for­ ment un archipel de communautés qui, bien souvent, s’ignorent entre elles. Ils organisent des colloques, apprécient la vie associative, aiment voyager et vouent une vraie passion à leur métier. L’écart entre les générations s’est accentué au point que toute la clientèle pri­vée est captée par les seniors, âgés de 60 à 85 ans, au détriment des jeunes (30­40 ans) qui travaillent pour de bas salaires, dans des institutions de soins (centres médico­ psy­chologiques, centres médico ­psychopédago­giques, hôpitaux de jour, etc.) Ces derniers ont de grandes difficultés à financer leur cure. Pour se faire connaître du public, ils créent des sites avec photographies de leurs divans et de leurs fauteuils, prix négociables et liste des thérapies possibles. La clientèle se fait rare: la psychanalyse attire de moins en moins de patients. Mais, paradoxale­ ment, l’attrait pour son histoire, pour ses archives et pour ses acteurs est en hausse, comme si la culture freudienne était deve­ nue un objet muséographique au détriment de sa pratique clinique.  
    Les plus puissantes associations – entre 200 et 800 membres – sont divisées en trois bran­ches : une première (dite freudienne ortho­doxe) groupée autour de la Société psychana­lytique de Paris (fondée en 1926), une deuxième où se retrouvent toutes les obé­diences strictement lacaniennes (créées entre 1981 et 1994) et une troisième, éclectique (1994­-2000), qui rassemble toutes les tendan­ces du freudisme.
    Attaqués de toutes parts pour leur dogma­tisme et leur difficulté à modifier leurs cursus de formation, les psychanalystes ont en outre contribué à leur propre déclin en adoptant majoritairement, depuis 1999, des positions indignes contre le mariage homosexuel, puis en s’affaiblissant dans des querelles intermi­nables sur l’autisme. Humiliés par le succès des immondes brûlots contre Freud, ils ont déserté les batailles publiques, méprisant toute entreprise qui chercherait à les criti­quer. Auteur d’une enquête sur L’Autodestruc­tion du mouvement psychanalytique (Galli­mard, 2014), Sébastien Dupont en a fait les frais : « Dès qu’on émet une critique, on tombe sous le joug d’un chantage à l’antifreudisme. » Enfin, nombre de psychanalystes se livrent périodiquement, dans des médias de mauvais goût, à leur sport favori: allonger sur le divan les hommes politiques. Emmanuel Macron est désormais leur cible préférée : « Il n’a pas résolu son œdipe, il a épousé sa mère, il n’a pas de surmoi, il est narcissique. »

    TERRITOIRE
    Pendant des décennies, la psychanalyse a été enseignée dans des départements de psycho­logie au titre d’une approche psychopatholo­gique du psychisme. Attaché à un enseigne­ ment de la discipline hors des écoles psycha­nalytiques, Roland Gori, aidé par Pierre Fédida (1934­2002), a occupé, jusqu’en 2009, une place majeure dans la formation des clini­ciens d’orientation freudienne, notamment par le recrutement d’enseignants­-chercheurs au sein de la 16e section du Conseil national des universités (CNU). Hélas, ses héritiers n’ont pas réussi, comme lui, à se faire respec­ter par leurs adversaires, lesquels veulent désormais les chasser de leur territoire, au nom d’une prétendue supériorité scientifique de la psychologie. Et ils profitent de la prochaine fusion entre Paris V­Descartes et Paris VII­-Diderot pour agir en ce sens.
    C’est ainsi que l’UFR d’Etudes psychanalyti­ques de Paris VII­Diderot, immense bastion freudien fondé en 1971 – 36 titulaires, 270 doc­torants, de nombreux chargés de cours, 2 000 étudiants – est désormais menacé de disparition. Trois professeurs de la 16e section du CNU ont démissionné de leur poste en affirmant que plus aucune approche dynami­que et humaniste n’était possible dans le cadre d’une évolution scientiste de la psycho­logie (lettre du 21 décembre 2018). Une fois en­ core, un collectif a dénoncé une tentative de meurtre de la psychanalyse. Une fois encore, des appels au sauvetage se multiplient.
    Il faut dire que si les enseignements clini­ques de Paris­VII sont d’un excellent niveau et que des colloques obtiennent un franc succès – comme les EG-­psy­-radicalisation sur le djihadisme (18 décembre 2017) – il n’en va pas de même des tentatives de « modernisa­tion » de la psychanalyse à coups de « queer » et de « décolonial ». Comment ne pas se tordre de rire à l’annonce d’un tel programme (15 décembre 2017) ? : « Si donc la psychanalyse se positionne comme l’envers de la raison cartésienne (…) dans quelle mesure saisit­elle l’ethnocentricité de ses propres outils ? » Ou encore : « Qu’apporte la considération du genre et de la colonialité à la psychanalyse, dans sa conception des rapports de minorisa­tion et d’altérisation ? »
    Il ne faut pourtant pas désespérer quand on sait que des milliers de cliniciens français, for­ més dans le sérail d’un freudisme intelligent, consacrent leur temps à soigner des enfants en détresse, des malades mentaux en perdi­tion ou des familles meurtries.

  • LA PASSIONE FILOSOFICA E IL FEMMINILE secondo ANNIE LECLERC

    Pubblichiamo questo testo di ANNIE LECLERC intitolato originariamente “Parlerò anche di me”
    (tradotto da Luciana Piddiu),
    preziosa testimonianza sulla passione filosofica,
    sulla parola delle donne e sul femminile.
    Di Leclerc, oltre ad alcuni libri come
    La parola delle donne,
    è uscito Della paedophilia e altri sentimenti
    (Editore Malcor D’) che ha suscitato
    un interessante dibattito.

    Parlero’ anche di me

    Il mio modo di filosofare non si separa, o tende a non separarsi dalla necessità di esprimere ciò che vivo, ho vissuto, sento. Voglio mostrare che il pensiero ha origine sempre in un corpo, in un’esperienza, in una sensibilità, in un’epoca e evidentemente in un sesso. Sono caduta nella filosofia come Obelix nella sua pozione magica.
    Prima ancora di conoscerla, ero in qualche modo predisposta: le circostanze, un certo ambiente, la mia famiglia. A casa mia si parlava molto, si amava riflettere. Io avevo proprio questa attitudine. Nella mia scrittura ho continuamente cercato di render conto del modo in cui il pensiero si forma, di inseguire le tracce della riflessione quando è all’opera nella vita, di tracciarne la genesi nella carne viva dell’esperienza.
    Quando ho scoperto i testi di filosofia, ho pensato che non ne sarei mai uscita, e questo è un dato di fatto: non sono mai uscita dalla lettura dei filosofi. Ma è per ragioni filosofiche che scrivo cose che talvolta sono un saggio, talvolta letteratura o poesia. Per le stesse ragioni ho il diritto e la possibilità di mescolare tutto. Alcuni parlano di confusione, io di convergenza.
    La passione filosofica: interrogarsi in quanto esseri umani nel mondo. Questa passione scaturisce dal desiderio di verità. Ma questo desiderio di verità ne contiene un altro: quello di accrescere la vita, di renderla più intensa, più generosa, più feconda.
    Quando insegnavo filosofia – cosa che ho fatto a lungo – mi sono sempre meravigliata al primo incontro con gli allievi. Trovavo sconvolgente la loro emozione nell’incontrare per la prima volta la loro insegnante di filosofia. Le gote soffuse di rossore, una sorta di commossa palpitazione. Trovavo tutto questo magnifico!
    Nel corso dell’anno, questo appetito, questo straordinario desiderio finiva per essere deluso. Perché? Perché c’era un programma da seguire, argomenti da trattare, gli obblighi dell’istruzione. Nel momento in cui chiedevano di diventare adulti attraverso il pensiero e la vita, si rifilava loro un “sapere”. Tentavo di fare diversamente: di sollecitare sempre la riflessione. Ma non è cosi evidente.
    L’insegnamento della filosofia, in sé, pone un problema. Anch’io sono andata incontro alla stessa delusione. Come se ci fosse una propensione nefasta della filosofia ad allontanarsi sempre da ciò che la fonda: il desiderio di vivere, di rappresentarsi le cose, di arricchirle, di fecondarle.
    In effetti la filosofia non può sfuggire a questa contraddizione. Essa elabora dei concetti, sviluppa astrazioni, si separa di netto da ciò che l’ha portata all’esistenza, vale a dire dall’esperienza, dalla carne, dai corpi, in una parola dalle donne. Con la stessa dinamica, la filosofia giunge a farsi sistema, elabora concetti, e forse non può fare altro che staccarsi dal corpo, dalle donne, dal godimento…
    Ma è lavoro filosofico anche quello di tentare sempre di riportarla sulla sua strada, nella sua carne. Alcuni filosofi l’hanno fatto, alcuni grandissimi pensatori – che sono altra cosa rispetto ai costruttori di sistemi – immensi pensatori che mi hanno segnata. Li ho adorati al punto da scrivere loro lettere d’amore… Penso a Jean-Jacques Rousseau, a Nietzsche: persone che hanno sempre cercato di ricondurre la filosofia dentro la vita.
    Mi sono messa a scrivere, spinta dal desiderio di pensare. E’ la filosofia, piuttosto che il mio essere donna, che mi ha portato a scrivere. Volevo dimorare nella vita, scrivere a partire da me, dalla mia carne particolare, dal mio essere particolare che non è “la donna” nel senso dell’eterno femminino, o “essenzialista”, del termine, ma che è donna in senso biologico, sociale, culturale. Io ho un mio modo di essere al mondo, e ho scritto a partire da questo.
    E’ proprio attraverso questa esperienza, che appartiene esclusivamente a me, che vedo le cose in un certo modo; ma le cose sono allo stesso tempo i valori, il senso della vita che io mi rappresento. Perché pensare se non per essere saggia, offrire agli altri una parola condivisa e che riguarda tutti gli esseri umani? Questo mi ha portato a una sorta di principio fondamentale: se si parte dall’esperienza della vita, se si cerca di introdurre la riflessione a partire da questa esperienza, da dove si deve cominciare? E su cosa bisogna fondarsi?
    Bisogna fondarsi su ciò che è buono, le piccole cose che, nella vita, possono essere annoverate nell’ordine del godimento o della gioia – persino le cose più insignificanti ! Quando la vita ci invia un segno, quando la nostra carne dice si, cosa ci vuol dire? Che questo qualcosa vuole che noi ci facciamo della filosofia.
    Essere femmina, crescere, avere dei seni, ma anche le regole – non se ne dispiaccia Simone de Beauvoir – essere incinta, mettere al mondo una creatura, sono gioie stupefacenti, di cui non si conosce il senso profondo. Perché, quando sento un esserino che spinge dentro di me, una nuova vita in me, provo una specie di euforia? L’euforia è muoversi a un palmo da terra. E’ altresì evidente che ci sono anche esperienze negative. Si potrebbe cercare di capire che cosa queste esperienze vogliono dire – e certamente vogliono dire qualcosa.
    Capita che ho vissuto il mio corpo, queste esperienze del corpo come felici. E mi sono chiesta: qual è il senso di questa gioia? E cos’è quest’ombra dentro il godimento? Poiché tutti i godimenti hanno qualcosa di oscuro. Richiedono di essere spiegati, resi comprensibili, per consegnarci il loro succo, il loro senso, e questo succo attiene alla filosofia.
    Ho scritto così Parole de femme. Non si sapeva dove piazzarlo: è un saggio? È filosofia? È poesia? E’ tutto questo, e per me non fa alcuna differenza che non si sappia come catalogarlo!
    Più andavo avanti, più mi dicevo: ma si, faccio della filosofia. A modo mio, mi occupo di tutto ciò che è passato sotto silenzio, e i più grandi fanno proprio questo: sono un pochino pretenziosa!… La prima ingiunzione che viene fatta alle donne è: stai zitta tu! Occupati dei bambini, accompagnali all’età adulta, soprattutto fanne dei maschietti, forgia dei soldati. Tuo compito è di metterli al mondo, nutrirli, educarli a dovere, e tacere. E’ questa la ragione per cui avevo intitolato il mio libro Parola di donna poiché il primo atto di sovversione, forse il più importante, è prendere la parola. La prima ribellione è dire fino in fondo ciò che pensano. Sono dell’opinione che esse pensino molto di più di quanto non dicano.
    Ora, basta! Bisogna che esprimano il loro pensiero e che non si accontentino – cosa che rimprovero al femminismo anteriore al mio – di autocommiserarsi, di dire che le donne non hanno buon gioco in questa partita.
    Prendere la parola è impegnarsi a dire ciò che si pensa. Di tutto: degli uomini, delle donne, della divisione dei sessi, della vita, della morte, della giustizia, della violenza, della guerra. Non solo enunciare, ma analizzare. Il ruolo primario della filosofia è quello di interrogare ciò che sembra scontato per via di un’abitudine consolidata. E’ là che la filosofia è sovversiva, quando dice: attenzione! Voi pensate: è cosi. Ma perché?
    Vado a enunciare tre grandi questioni che mi sono sembrate le più importanti.

    Prima questione. Da dove viene la divisione dei sessi che si ripropone costantemente? e le sue definizioni basate sulla filosofia essenzialista che ci dicono: un uomo deve fare questo, una donna quello? Divisione che attraversa tutta la storia dell’umanità, tutte le culture e le civiltà. Bisogna chiedersi il perché di questa divisione, di questo scarto.
    Seconda questione. Perché, perché ripeto, questa costante della dominazione maschile? E a tal proposito avrei delle osservazioni da fare non soltanto a Simone de Beauvoir ma anche, perdonatemi, a Pierre Bourdieu. Nel caso di Simone de Beauvoir è molto semplice, si tratta di “natura”: gli uomini sono più forti e hanno una tendenza naturale, una specie di potere naturale che va accrescendosi e sviluppandosi da sé. La dominazione maschile è effettivamente una costante ricorrente nelle varie civilizzazioni. Si dice che gli uomini hanno più valore delle donne, che un uomo vale più di una donna, che gli uomini sono capaci di fare più cose delle donne. Questa esclusione delle donne da ambiti prestigiosi come l’arte, la religione, la filosofia o la politica esige di essere indagata.
    Quanto “all’alienazione femminile” voglio vederci chiaro. La tua suocera che dice ciò che ha da dire nel suo angolino, non ha sicuramente in testa meno pensieri, e se la vai a cercare, ha cose formidabili da dire. Tutto il mondo ha bisogno di questa parola di donna.
    Terza questione, pressante. Perché questa bizzarria incredibile della specie umana, la violenza? Le torture, le violenze sessuali, i massacri, gli stupri di donne e bambini, e ovviamente la guerra? Ma che è tutto questo? 
 Ho cercato dei testi che mi parlassero della guerra. C’era un certo Gaston Bouthoul… ma era veramente piatto. Nemmeno una parola su questo fenomeno che è davanti ai nostri occhi, si può quasi mettere sul tavolo: violenze sessuali, massacri, torture, deportazioni… Non sopporto quando qualcuno mi dice: la guerra ? Le cose vanno cosi, gli animali sono cosi. A dire il vero, gli animali non sono affatto cosi. Non basta denunciare, occorre invece darsi da fare per capire. Non se ne sa niente, ma non è che non se ne saprà mai niente per il fatto che non se ne sa niente!

    Dunque, la storia comincia proprio ora. Siamo solo all’inizio. Comprendere non vuol dire perdonare, ma sforzarsi di uscire dall’ineluttabile. Quanto alla liberazione delle donne, significa che le donne devono avere voce in capitolo. Del resto le donne hanno cominciato, ma non vengono quasi capite. Ci sono state donne eccezionali nel secolo scorso: Hannah Arendt, Simone Weil, che si sono occupate esattamente di quest’ultimo problema, la guerra, la violenza. Grandi pensatrici non ancora apprezzate per il loro valore. Bisogna continuare. Dare spazio alla filosofia delle donne. E’ proprio questo che ci è mancato di più.